Dans sa préface de l’histoire du christianisme, Edward Gibbon écrit : « S’il est vrai que le christianisme a triomphé du paganisme, il n’en demeure pas moins que le paganisme a réussi a corrompre le christianisme. L’Église de Rome a remplacé le déisme pur des premiers chrétiens, par l’incompréhensible dogme de la Trinité. Pareillement, de nombreuses doctrines païennes inventées par les Égyptiens et idéalisées par Platon ont été adoptées parce que considérées comme digne de foi. »
Malheureusement l’entrée des païens dans le christianisme a entraîné autant de croyances païennes dans la foi chrétienne. Dans cette étude on tentera de cerner l’histoire de cette influence païenne et la façon dont les croyances païennes se sont introduites dans la foi des chrétiens unitaires.
Avant de commencer et pour que notre article ne donne pas l’impression de dire des accusations sans fondement, nous voudrions présenter un tableau comparatif de la foi païenne relative à Mithra et celle des chrétiens en ce qui concerne jésus.
| Jésus | Mithra | |
|---|---|---|
| Date de naissance | le 25 décembre. | Mithra naquit dans une caverne, le 25 décembre. |
| Père | Jésus était le fils de dieu | Mithra était le fils de dieu |
| Mission | Il vint du Ciel pour naître en tant qu’homme, afin de racheter les péchés des hommes. | Il vint du Ciel pour naître en tant qu’homme, pour racheter les péchés des hommes. |
| Destin | Jésus fut sacrifié pour la rédemption du genre humain. | Le sacrifice de Mithra avait comme fin la rédemption du genre humain. |
| Disciples | Avait douze disciples | Avait douze disciples |
| Jour sacré | Le jour sacré des chrétiens est le dimanche | Le jour sacre du mithraïsme était le dimanche. |
| Ascension | S’est élevé du milieu des morts. | Il fut enterré dans un tombeau d’où il s’éleva des morts. |
| Baptême | Compris dans le temps de Paul comme étant une expérience de la mort et émerge de l’eau prise comme le début d’une nouvelle vie. | Le baptême dans le sang du taureau (taurobolum) — les premiers baptêmes “lave dans le sang de l’Agneau” — les derniers baptêmes par de l’eau (enregistré par l’auteur chrétien Tertullian). |
| Agneau | Nommé “Agneau de Dieu”. | Nommé “Agneau de Dieu”. |
| Berger | Jésus est le bon berger | Mithra est le bon berger |
| Eucharistie | Repas sacré du Sang et du Corps du Dieu. | Commémorés par des repas Eucharistiques. Le repas sacré de pain et d’eau, ou de pain et de vin, était symbolique du corps et du sang du taureau sacré. |
MITHRA — Originalement Persan (plus tard adoré en Inde et à Rome)
Le Mithriacisme est en général le nom donné à l’époque romaine. Mais Mithra est une divinité bien plus ancienne que cela. A l’origine, ce dieu était vénéré par les iraniens ; il s’agissait alors d’un dieu bienveillant protégeant les justes. Du fait de cette origine indo-iranienne, on le retrouve également dans l’Hindouisme aux cotés d’Indra, dont il possède les attributions guerrières. Pour la même raison, Mithra est présent dans le Zoroastrisme où Ahura Mazda intègre certains aspects majeurs du Mithra indo-iranien, comme le fait d’ailleurs le Manichéisme.
Le Mithraïsme fut introduit en Occident par les Romains au premier siècle après Jésus-Christ et devint très populaire au sein de l’armée et de la classe marchande, La première allusion romaine à Mithra date de 96 après J.C. Ce culte se répandit tout d’abord à Rome, ensuite dans toute la péninsule, puis dans tout l’empire où ces transplantations donnèrent lieu à des syncrétismes locaux. Les temples dédiés a ce dieu, les mithraeum, vont s’édifier du IIème au VIème siècle sur toute l’étendue de l’empire romain.
L’histoire de Mithra
Mithra naquit dans une caverne, le 25 Décembre. Il vint du Ciel pour naître en tant qu’homme, pour racheter les péchés des hommes. Il était connu en tant que “Sauveur”, “Fils de Dieu”, “Racheteur” et “Agneau de Dieu”.
Avec ses douze disciples, il voyagea loin et beaucoup en tant qu’enseignant et illuminateur des hommes.
Il fut enterré dans un tombeau d’où il s’éleva des morts — un événement célébré annuellement avec beaucoup de réjouissance dans la Rome de l’époque.
Le conflit mithraïsme /christianisme
Le culte mithriaque fut le plus sérieux rival des débuts du christianisme, se répandant depuis la Syrie, l’Anatolie, la Phrygie et partout dans l’empire romain, d’où le mot de Renan : « Si le christianisme eut été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eut été mithraïste »
Le besoin d’unir le paganisme et le christianisme
Pour apporter la paix interne a l’Empire, l’Empereur Constantin donna statut officiel au Christianisme. Il déclara le Christianisme comme étant la religion de l’état (Constantin força les païens de son empire à se baptiser dans l’église romaine). Constantin savait pourtant qu’il lui fallait unir le paganisme et le Christianisme. L’église romaine était corrompue par les païens “convertis” qui devaient être pacifiés. La solution qu’on trouva fut la “christianisation” de leurs idolâtries païennes. Ainsi, les religions Babyloniennes furent introduites par Constantin vers 313 (et établirent une position avec le conseil de Nicaea en 325). Ainsi, Constantin et l’église romaine corrompirent le christianisme afin de le rendre plus acceptable aux païens convertis par la force.
Le Christianisme a du subir une transformation pour que Rome puisse se “convertir” sans pour autant abandonner ses anciennes croyances et rituels. L’effet incontestable était la paganisation du Christianisme officiel. Une religion combinée avait été fabriquée, de laquelle le Christianisme fournissait la nomenclature, et les doctrines et droits du Paganisme.
L’introduction des doctrines païennes et des fêtes païennes
Les fêtes païennes furent re-classifiées comme des fêtes Chrétiennes. En 375, l’Eglise de Rome sous le Pape Julius I annonça simplement que la date de naissance du Christ a été “découverte” être le 25 décembre, et fut accepté comme telle par les “fidèles”. Le festival de Saturnalia et l’anniversaire de Mithra pouvaient dorénavant être célébrés en tant que l’anniversaire du Christ !
Quant aux statues, la nudité païenne fut couverte avec le costume d’une Christianité déformée (W.E. Vine). Les coutumes païennes impliquant vêtements, chandelles, encens, images, et processions furent toutes incorporées dans l’adoration de l’Eglise, se poursuivant jusqu’aux nos jours.
Les rituels païens et idoles prirent des noms chrétiens (ex. : Jésus-Christ était présenté comme le soleil de la divinité — Malachi 4:2 — remplaçant le Dieu du soleil Sol Invictus).