Quand les Iraniens évoquent aujourd’hui la mer Caspienne, qu’ils nomment indifféremment Darya-ye Khazar (la mer des Khazars), Darya-ye Mazandaran (la mer du Mazandaran) ou Darya-ye Chomal (la mer du Nord), ils pensent généralement et tout d’abord aux régions côtières plus qu’à la mer elle-même. En effet, vivant en grande majorité sur le plateau aride ou semi-aride qui s’étend au sud de la chaîne de l’Elbrouz, ils voient dans la frange caspienne à la fois un univers déconcertant, une zone agricole devenant de plus en plus le grenier du pays et, depuis quelques décennies, un espace de villégiature prisé par les Téhéranais et autres citadins de l’intérieur du pays.
Table des matières
Un pays d’entre-deux-mers
Effacement de l’Iran, suprématie de la Russie
La Caspienne dans la nouvelle configuration internationale
Pipelines et gazoducs
Conclusion
M-R. DJALILI, « Mer Caspienne : perspectives iraniennes », in Cemoti, n° 23 - La Caspienne : une nouvelle frontière, [En ligne], mis en ligne le 1 mars 2005. URL : http://cemoti.revues.org/document11....