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Etat de l’équipement de l’Iran en 1939

vendredi 29 septembre 2006

Un petit rapport sur l’état de l’équipement de l’Iran, extrait d’un article paru dans le N° 72 — 19 juin 1939 — de la revue La Grande Relève.

Pour avoir le texte intégral de l’article, cliquer ici.

Voici, communiqués par le Temps, quelques chiffres se rapportant au développement rapide de l’industrialisation dans ce pays.

Agriculture. Coton : la superficie ensemencée a passé de 52.700 hectares en 1935 à 257.000 hectares en 1938. Ces résultats pourront être considérablement augmentés par des travaux d’irrigation.

Industrie. 8 sucreries pour le traitement de la betterave ont été construites. 21 filatures pour les cotonnades. La production du pétrole est passée de 5.900.000 tonnes en 1930 à 11 millions de tonnes en 1938. Une grande raffinerie a été construite à Kermanchah. Une usine métallurgique avec deux hauts fourneaux pour le traitement du minerai de fer est en construction près de Téhéran.

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Le Transiranien
Ligne principale traversant la province de Golestan.

Voies de communication. Le réseau de routes atteint aujourd’hui 18.000 kilomètres et permet au trafic automobile d’atteindre toutes les provinces. Quant aux chemins de fer, le Transiranien d’une longueur de 1.394 kilomètres, reliant la mer Caspienne au golfe Persique, est maintenant achevé, malgré les difficultés techniques considérables qu’il a fallu surmonter, notamment l’escalade de la chaîne de I’Elbrouz, à 2.500 mètres au-dessus de la Caspienne. A peine le Transiranien était-il terminé, que déjà la grande ligne transversale ouest-est était commencée. Reliant à travers l’Iran, par Tabriz et Mesched, le réseau russe au réseau des Indes Anglaises, elle permettra sous peu d’aller directement par chemin de fer de Calais à Calcutta.

Inutile de dire que cet équipement s’est fait sous le double signe de l’autarcie (le financement du Transiranien notamment a été entièrement assuré par de l’argent iranien) et de l’étatisation ; part prépondérante de l’Etat aussi bien dans l’industrie que dans le commerce et les finances ; monopole de presque tout le commerce extérieur, contrôle de changes, système des trocs. et…

Décidément, le Persan de Montesquieu devrait chercher ailleurs que chez nous des sujets d’étonnement ou d’admiration !

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