L’auteur a résumé lui-même en un paragraphe l’esssentiel de ce que cherchent à montrer ses études ici rassemblées sur le dévelopement du naturalisme ionien et de la philosophie grecque, puis sur le triomphe du sujet consacré par Descarte :
En attribuant à certaines grandeurs physiques la possibilité d’une variation discontinue, la théorie des quanta a détruit, en même temps que l’unité de la science de la matière, ce qu’il faut appeler l’illusion de l’extensibilité infinie de la vérité. A côté et en dehors de la physique ordinaire, se dresse maintenat la physique de l’atome et de ses parties constitutive : une nouvelle science avec sa philosophie, ses principes et ses lois ; une nouvelle technique avec ses objectifs, ses spécialistes, ses laboratoires, et, au-dessus de tout ceci, une nouvelle vision de la vérité : une conception plus large et moins mesquine de la connaissance où l’homme, qui voit bien enfin pourquoi il ne peut pas tout savoir, découvre au moins la possibilité de choisir l’explication qui lui convient ; la possibilité de s’arrêter à la solution qui l’aide à mieux comprendre ce qu’il peut savoir ; la possibilité de fixer librement les principes d’une connaissance qui est avant tout son œuvre !